La vraie mesure des crimes est le tort qu'ils font à la nation et non l'intention du coupable, comme quelques auteurs l'ont cru mal à propos.

À lire aussi de Cesare Bonesana, marquis de Beccaria

... L'expérience de tous les siècles, où la peine capitale n'a jamais détourné les hommes déterminés d'outrager la société ...
Si un châtiment égal est destiné à deux actions qui blessent inégalement la société, nul obstacle n'empêchera les hommes de commettre celle qui leur sera la plus avantageuse, quoiqu'elle soit aussi la plus criminelle.
Plus le châtiment sera prompt et suivra de près le délit commis, plus il sera juste et utile.
L'un des plus grands freins opposés aux délits, c'est non pas la rigueur des peines, mais l'infaillibilité de celles-ci.
Si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui lient les autres ne le lient pas lui-même ; tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
Toutes les citations de Cesare Bonesana, marquis de Beccaria →

Dans la même œuvre

Pas de crime, pas de punition sans loi.
Il me paraît absurde que les lois, qui sont l'expression de la volonté publique, qui détestent et punissent l'homicide, en commettent un elles-mêmes, et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.