Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
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La vie de l'homme est-elle donc si longue, qu'il puisse se livrer à ses ressentiments? Le nombre des bons est-il donc si grand qu'ils puissent se fuir les uns les autres?
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
L'air n'est jamais si corrompu que là où sa pureté est éprouvée par des prédicateurs ou par des chimistes.
L'homme ne s'aperçoit souvent que trop tard combien il a été aimé, combien il a montré d'oubli et d'ingratitude; il ne comprend que trop tard la grandeur du coeur qu'il a méconnu.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
L'art est un arrosoir, mais la nature a les nuages.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.