La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.
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La réalité existe dans l'esprit humain et nulle part ailleurs.
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Il n'était pas nécessaire que les prolétaires puissent avoir des sentiments politiques profonds. Tout ce qu'on leur demandait, c'était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu'il était nécessaire de leur faire accepter plus d'heures de travail ou des rations plus réduites. Ainsi, même quand ils se fâchaient, comme ils le faisaient parfois, leur mécontentement ne menait nulle part car il n'était pas soutenu par des idées générales. Ils ne pouvaient le concentrer que sur des griefs personnels et sans importance. Les maux les plus grands échappaient invariablement à leur attention.
Ce qui constitue l'essence d'être un être humain, c'est de ne pas rechercher la perfection.
Winston ne savait pas pourquoi Withers avait été disgracié. Peut-être était-ce pour corruption ou incompétence. Peut-être Big Brother s'était-il simplement débarrassé d'un subordonné trop populaire. Peut-être Withers ou un de ses proches avait-il été suspect de tendances hérétiques. Ou, ce qui était le plus probable, c'était arrivé simplement parce que les épurations et les vaporisations font nécessairement partie du mécanisme de l'Etat.
La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit.
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La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.
Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort. Maintenant qu'il s'était reconnu comme mort, il devenait important de rester vivant aussi longtemps que possible.
Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui-même.
Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.
Lorsque quelqu'un n'a pas de points de repère extérieurs à quoi se référer, le tracé même de sa propre vie perd de sa netteté.