La Providence a donné aux Français l'empire de la terre, aux Anglais celui de la mer, aux Allemands celui de l'air.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Les blessures de la conscience ne se cicatrisent jamais; le Temps ne les raffraîchit pas par le mouvement de ses ailes, mais les fait seulement saigner avec sa faux.
Au service de la déesse des amours on devient communément plutôt chauve que grisonnant.
Personne n'est tout-à-fait tolérant ni entièrement intolérant; chacun pardonne à son insu des fautes légères: l'homme borné, de même que l'habitant de la vallée, ne voit qu'un chemin, le montagnard les découvre tous.
Le ciel et la terre ont tant d'étendue, pourquoi donc l'esprit de l'homme serait-il si borné?
Le souvenir est le seul paradis dont on ne puisse nous bannir, nos premiers parents ne purent même en être chassés.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.