L'homme naît, vit ce qu'il vit et puis meurt. Il fautêtre prêt pour la mort comme pour la naissance.
❧
La noblesse du fauteuil détermine la dignité humaine de celui qui est assis dessus, aussi sûrement qu'un mets succulent comme la hargma ou la mhencha provoquent la dignité du ventre.
◆
À lire aussi de Driss Chraïbi
Les étoiles sont lointaines mais leur lumière est chaude, elles effacent les ténèbres de la nuit et du coeur des hommes.
L'eau ne pouvait pas arriver aux lèvres d'un homme qui se contenterait de tendre ses paumes vers elle.
On peut très bien accepter son sort comme le cactus accepte la caillasse où il pousse.
J'appelais de mes voeux la parution du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Dans la même œuvre
La police a du bon. C'est une profession libérale. On peut y faire son chemin, à condition d'exécuter les ordres du gouvernement et de laisser l'eau de vaisselle aux politiciens.
La noblesse du fauteuil détermine la dignité humaine de celui qui est assis dessus, aussi sûrement qu'un mets succulent provoque la dignité du ventre.
La patience peut faire germer des pierres à condition de savoir attendre.
L'homme naît, vit ce qu'il vit et puis meurt. Il fautêtre prêt pour la mort comme pour la naissance.
L'eau ne peut arriver aux lèvres d'un homme qui se contenterait de tendre ses paumes vers elle.