Philosopher, c'est le goût de s'étonner, d'ouvrir des portes dont on ne soupçonnait pas l'existence, de formuler les questions qui nous préoccupent.
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À la maison, il n'y avait pas de télévision, mais on pouvait aller au cinéma quand on voulait?!
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Avant, parler de philosophie à la radio faisait peur, c'est moins le cas maintenant.
Aujourd'hui, peut-être n'ai-je plus trop envie de donner la parole des autres, mais plutôt d'essayer de trouver la mienne. J'ai envie de créer plutôt que de questionner.
Je voulais faire du cinéma. Le jeu, c'est une manière d'agrandir sa propre vie. Mais mes parents me l'ont interdit.
Le direct, c'est comme une danse, je ne peux pas avoir mon nez dans mes notes, je dois être entièrement disponible pour mon invité. Cela n'est possible que si j'ai tout lu sur le sujet, tout intégré et tout digéré.
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Je prépare l'émission en lisant en amont les textes, sélectionnés par mon équipe. Si j'ai assez travaillé et que tout est clair dans ma tête, je n'ai besoin d'aucune note. Je tiens à maintenir une discussion qui soit la plus spontanée possible. Je ne conçois pas de faire de la radio autrement.
Je ne m'explique pas qu'une émission aussi exigeante puisse autant parler aux gens, mais tant mieux?! J'essaye de montrer que la philosophie n'est pas seulement dans les textes, qu'elle n'est pas une discipline universitaire fermée, mais que l'on peut philosopher avec n'importe quel sujet.
C'était un pari. Une rupture par rapport au schéma familial. Je renonçais à une vie de fonctionnaire. J'aurais été prof, ça ne m'aurait pas déplu, mais je n'aurais pas eu cette exaltation quotidienne?!
Philosopher, c'est le goût de s'étonner, d'ouvrir des portes dont on ne soupçonnait pas l'existence, de formuler les questions qui nous préoccupent.