L'émancipation des femmes passe par la sexualité. Le succès du hashtag #Tajoui montre bien qu'il y a une demande. Dépendre d'un autre pour jouir est au fond une manière de dépendre de tout. Savoir jouir, avoir une véritable familiarité avec son corps et son plaisir, est la condition première de l'émancipation des femmes.
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Avant, parler de philosophie à la radio faisait peur, c'est moins le cas maintenant.
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Même si elle est toujours intime, et toujours une quête, la jouissance est un outil de liberté individuelle.
Plus ça va et plus je me dis qu'être philosophe, c'est un moment de sa vie qui est appelé à être dépassé. Un philosophe cherche un sens ou a le courage de reconnaître qu'il n'y a en pas. Ça, c'est ce que je pense.
La sexualité est cet univers où tous les rôles sociaux s'annulent.
Il y a une forme d'indépendance qui s'acquiert avec la jouissance, qui implique du courage, de savoir dire à l'autre ce que nous désirons sans avoir peur de ne pas se conformer aux normes.
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La philosophie est également dans le cinéma, dans la littérature, dans les choses du quotidien. C'est aussi le goût de poser des questions, une forme de curiosité qui consiste à interroger ce qui paraît évident. C'est pour ça que la philosophie marche très bien à la radio.
Le direct, c'est comme une danse, je ne peux pas avoir mon nez dans mes notes, je dois être entièrement disponible pour mon invité. Cela n'est possible que si j'ai tout lu sur le sujet, tout intégré et tout digéré.
La radio, c'est aussi une humeur, un ton. Telle chanson crée un lien avec le thème du jour, une ambiance. L'émission a beau être exigeante, je veux aussi que l'auditeur passe un bon moment.
Je n'exclus pas de revenir à la télé. Mais il me semble que les choses ne se passent plus vraiment là en ce moment. L'avenir, c'est Internet. Je pourrais tout à fait avoir une chaîne YouTube. On va vers ça de toute façon.