La fuite est la seule chose qui reste aux hommes civilisés.

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Au moins il n'y avait pas de femme pour leur jeter la pierre, pas de môme pour leur percer les tympans, rien ni personne pour leur faire des reproches. La liberté en quelque sorte. S'en convaincre.
Toucher la terre, la sentir, provoquait en lui une indépassable émotion et, même si elle avait recélé de l'or, il n'en aurait pas été plus ému. C'était comme si elle lui parlait, quand le versoir de la charrue faisait basculer en sifflant d'épaisses tranches.
Les distances, dans ce coin-là, c'est du temps, pas des mètres.
Il se demande si la condition ultime de tout homme, face à une femme, est d’évoluer dans une forme de déséquilibre.
J’ai appris que seules les questions importent, que les réponses ne sont que des certitudes mises à mal par le temps qui passe, que les questions sont du ressort de l’âme, et les réponses du ressort de la chair périssable.
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Dans la même œuvre

Les cris muets de son enfance à lui, qui l'avaient amené à fuir bien des fois, parce que la fuite est la seule chose qui reste aux hommes civilisés.
Et il sut que le hasard n'existait pas, que tout était une question d'adéquation, ou de décalage.
Il se demande si c'était ça, la vie, être en quête de souffrances au travers des autres, pour souffrir moins soi-même, ce qui produit des noeuds dans la corde qu'est l'existence.
En des temps immémoriaux, les hommes s'étaient satisfaits de la chose vécue .Ils avaient alors cette supériorité- là. Faire l'amour était aussi simple que tuer un animal pour le manger . C’était un monde de simplicité qui ne s’embarrassait pas . C'était un autre monde . Il n'y avait rien d'autre à retenir que la chose vécue , la chose rêvée n'était pas douloureuse et les souvenirs n'étaient rien de plus que des sensations qui disparaissaient par la seule force de l'instinct de survie .
C'est une bonne chose , une foutue bonne chose , de pas parler pour rien dire .