Le suicide, c'est prendre les choses en mains et se montrer responsable, refuser enfin de s'en remettre à autrui, au hasard ou à la providence.
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La démocratisation a ceci de fabuleux qu'elle place tout et n'importe quoi à la portée de tous. Désormais, règnent le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer et le prêt-à-penser.
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À lire aussi de Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes
Il n'est d'effroyable dans la solitude que de découvrir que personne n'a besoin de nous, que nous ne manquons déjà plus ni à l'avenir, ni au présent, et que le passé ne nous accorde une existence qu'à l'agrément de notre mémoire subjective.
Au contraire de l'avenir, le passé est connu. Il n'est ni vain ni vide, en cela il me rassure.
L'amour exclusif et possessif, lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux qui oblitère le reste du monde.
L'amour se nourrit de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées: d'un sourire, d'un regard, d'un effleurement, d'une pensée commune.
Dans la même œuvre
Nier Dieu et croire en l'Homme, c'est le sacre de l'arrogance et de la suffisance.
A en croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son échec au destin. Le sort des autres, par contre, s'explique par la chance ou par l'incompétence.
Alors que nous n'avons pas de considération pour les vies terrestres autres qu'humaines, que dissimule notre quête de vies extraterrestres?
Apprendre à se contenter de ce qu'il a est le premier instinct du loser.
Au fond de lui-même, chacun abhorre la démocratie qui fait trop de cas de ceux qui ne pensent pas comme lui. Tous les hommes sont des dictateurs en puissance, très peu en ont l'étoffe.