Quant à s'expliquer, je tiens qu'il ne faut jamais enterrer les cadavres : ils puent vite et empoisonnent nos vies.
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La critique littéraire a ceci de commun avec la voile ou l'alpinisme qu'il n'est pas nécessaire d'administrer la preuve de sa compétence pour s'y exercer. Il est vrai qu'on y risque guère sa peau. A peine celle des autres.
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Je ne suis pas taciturne, m'avait-elle dit un jour, je suis violente. A défaut de crier, je me tais.
Il surgissait avec une bande de gamins comme lui dépenaillés. C'est drôle, les gosses, ils ont toujours un bout de peau dénudé, les vêtements à la guenille.
On ne connaissait, de pollution, que les nocturnes, qui obsédaient les petits garçons catholiques et dessinaient sur leurs draps, au réveil, des «cartes de géographie» peccamineuses et empesées.
A force de ne jamais prendre de coups - et j'étais si fier de cette invulnérabilité! - je suis devenu pour la souffrance une proie fraîche. J'irai demain à la souffrance comme une bête à l'abattoir.