La chair a ses commandements que le vocabulaire peine à épouser, et le mot incongru avait de lui-même éclos, poussé, grandi dans ma pensée.

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J'écris maintenant dans mon cerveau. Il n'y a pas livre plus intime. Personne ne pourra le lire celui-là. Je n'aurai jamais à le cacher. Il est à jamais introuvable.
C'est toujours simple de regretter après coup ce qui s'est passé. Ça ne mange pas de pain, et ça permet de se laver les mains et la mémoire, à grande eau, pour les rendre pures et blanches.
Tu sais écrire, tu sais les mots et tu sais comment on les utilise et comment aussi ils peuvent dire les choses, ça suffira.
Je ne redoutais pas ma propre mort par contre, elle me devenait insupportable quand je l'associais à Emelia et à Fédorine. C'est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.
Pense à moi comme je pense à toi, car c'est en pensant aux autres qu'on les fait exister, et ça, les guerres n'y peuvent rien changer.
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