Nous sommes tous des livres qu'on n'a jamais lus.
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La beauté des femmes, - \r\nElle n'était pas parfaite et triomphale, - \r\nCe n'était pas celle des anges et des fleurs. - \r\n\r\nOh ! non, leur beauté n'était pas - <\r\nCelle impassible des fées - \r\nNon plus celle opulente des déesses, - \r\nMais c'étaient des beautés de femmes...
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À lire aussi de Charles Messager, dit Charles Vildrac
Si l’on gardait, depuis des temps, des temps, - \r\nSi l’on gardait, souples et odorants, - \r\nTous les cheveux des femmes qui sont mortes, - \r\nTous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs, - \r\nCrinières de nuit, toisons de safran, - \r\nEt les cheveux couleur de feuilles mortes, - \r\nSi on les gardait depuis bien longtemps, - \r\nNoués bout à bout pour tisser les voiles - \r\nQui vont à la mer, - \r\nIl y aurait tant et tant sur la mer, - \r\nTant de cheveux roux, tant de cheveux clairs, - \r\nEt tant de cheveux de nuit sans étoiles, - \r\nIl y aurait tant de soyeuses voiles - \r\nLuisant au soleil, bombant sous le vent - \r\nQue les oiseaux gris qui vont sur la mer, - \r\nQue ces grands oiseaux sentiraient souvent - \r\nSe poser sur eux, - \r\nLes baisers partis de tous ces cheveux, - \r\nBaisers qu’on sema sur tous ces cheveux, - \r\nEt puis en allés parmi le grand vent...
T'apercevrais-tu que tu es heureux, si ton bonheur durait plus d'une heure ?
L'oeuvre d'un poète est liée intimement à sa vie : la joie ou la douleur de ses livres, ce sont les siennes particulièrement, mais exaltées et généralisées, jusqu'à devenir la joie et la douleur humaines.
Si l’on gardait, depuis des temps, des temps, - \r\nSi l’on gardait, souples et odorants, - \r\nTous les cheveux des femmes qui sont mortes, - \r\nTous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs, - \r\nCrinières de nuit, toisons de safran, - \r\nEt les cheveux couleur de feuilles mortes, - \r\nSi on les gardait depuis bien longtemps, - \r\nNoués bout à bout pour tisser les voiles - \r\nQui vont à la mer, - \r\nIl y aurait tant et tant sur la mer, - \r\nTant de cheveux roux, tant de cheveux clairs, - \r\nEt tant de cheveux de nuit sans étoiles, - \r\nIl y aurait tant de soyeuses voiles - \r\nLuisant au soleil, bombant sous le vent - \r\nQue les oiseaux gris qui vont sur la mer, - \r\nQue ces grands oiseaux sentiraient souvent - \r\nSe poser sur eux, - \r\nLes baisers partis de tous ces cheveux, - \r\nBaisers qu’on sema sur tous ces cheveux, - \r\nEt puis en allés parmi le grand vent...
Dans la même œuvre
T'apercevrais-tu que tu es heureux, si ton bonheur durait plus d'une heure ?
Si l’on gardait, depuis des temps, des temps, - \r\nSi l’on gardait, souples et odorants, - \r\nTous les cheveux des femmes qui sont mortes, - \r\nTous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs, - \r\nCrinières de nuit, toisons de safran, - \r\nEt les cheveux couleur de feuilles mortes, - \r\nSi on les gardait depuis bien longtemps, - \r\nNoués bout à bout pour tisser les voiles - \r\nQui vont à la mer, - \r\nIl y aurait tant et tant sur la mer, - \r\nTant de cheveux roux, tant de cheveux clairs, - \r\nEt tant de cheveux de nuit sans étoiles, - \r\nIl y aurait tant de soyeuses voiles - \r\nLuisant au soleil, bombant sous le vent - \r\nQue les oiseaux gris qui vont sur la mer, - \r\nQue ces grands oiseaux sentiraient souvent - \r\nSe poser sur eux, - \r\nLes baisers partis de tous ces cheveux, - \r\nBaisers qu’on sema sur tous ces cheveux, - \r\nEt puis en allés parmi le grand vent...
Si l’on gardait, depuis des temps, des temps, - \r\nSi l’on gardait, souples et odorants, - \r\nTous les cheveux des femmes qui sont mortes, - \r\nTous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs, - \r\nCrinières de nuit, toisons de safran, - \r\nEt les cheveux couleur de feuilles mortes, - \r\nSi on les gardait depuis bien longtemps, - \r\nNoués bout à bout pour tisser les voiles - \r\nQui vont à la mer, - \r\nIl y aurait tant et tant sur la mer, - \r\nTant de cheveux roux, tant de cheveux clairs, - \r\nEt tant de cheveux de nuit sans étoiles, - \r\nIl y aurait tant de soyeuses voiles - \r\nLuisant au soleil, bombant sous le vent - \r\nQue les oiseaux gris qui vont sur la mer, - \r\nQue ces grands oiseaux sentiraient souvent - \r\nSe poser sur eux, - \r\nLes baisers partis de tous ces cheveux, - \r\nBaisers qu’on sema sur tous ces cheveux, - \r\nEt puis en allés parmi le grand vent...
Sans espoir de rien, voguer la vie, - \r\nCela vaut la peine tout de même, - \r\nA cause d'instants ensoleillés - \r\nQu'il faut vraiment bien sentir passer.\r\n - \r\nT'apercevrais-tu que tu es heureux - \r\nSi ton bonheur durait plus d'une heure.
L'oeuvre d'un poète est liée intimement à sa vie : la joie ou la douleur de ses livres, ce sont les siennes particulièrement, mais exaltées et généralisées, jusqu'à devenir la joie et la douleur humaines.