La bêtise est souvent susceptible, l'esprit rarement.

À lire aussi de Charles Dollfus

Les dents tourmentent les enfants jusqu'à ce qu'elles soient sorties: ainsi des idées. L'homme a ses dentitions qui le travaillent.
La politesse est un mensonge convenu, qui n'en est plus un, parce qu'il ne trompe personne. Et cependant, qui voudrait s'en passer? il trompe donc encore.
Ne demandez pas d'équité au public, il n'a pas le temps. Le public d'ailleurs est condamné à ne juger que sur les apparences: autrement il ne serait plus le public.
Ah! si j'étais sûr que jamais personne ne le saura! Cette phrase, combien de consciences l'ont tout bas murmurée!
Les proverbes sont l'expérience des générations condensée en aphorismes: ce sont des cristallisations du sens commun.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.