L'être qui travaille se dit: Je veux être plus intelligent, plus puissant, plus heureux que Moi.

À lire aussi de Paul Valéry

Si les hommes ne craignaient pas d'être volés, assassinés, cocufiés et opprimés, il n'y aurait point de morale, et pas de Dieu, ou un Dieu tout autre.
Dieu créa l'homme, et ne le trouvant pas assez seul, il lui donne une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude.
Il est clair que toute «tentation» résulte de l'action de la vue ou de l'idée de quelque chose qui éveille en nous la sensation qu'elle nous manquait.
L'amour est-il pas dégoûtant avec tous ses jus, ses sueurs, ses baves, et ses chaleurs.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme: le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu.
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Dans la même œuvre

La supériorité comme cause de l'impuissance: être incapable d'une sottise qui peut-être «avantageuse».
Un homme tirait au sort toutes ses décisions. Il ne lui arriva pas plus de mal qu'aux autres qui réfléchissent.
Que si le moi est haïssable, aimer son prochain comme soi-même devient une atroce ironie.
On parle bien plus volontiers de ce qu'on ignore. Car c'est à quoi l'on pense. Le travail de l'esprit se porte là, et ne peut se porter que là.
On a trop réduit la connaissance de la langue à la simple mémoire. Faire de l'orthographe le signe de la culture, signe des temps et de sottise.