Le brouillard faisait au monde une page blanche
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L'information est un pouvoir . Les états totalitaires, mieux que les autres, l'ont toujours compris
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Dans les pays vraiment révolutionnaires, vraiment égalitaires, la hiérarchie saute toujours aux yeux.
Il n'avait désormais de cesse de s'émerveiller devant la multiplicité des formes que prenait la beauté. Les hibiscus étaient en fleur. Les femmes aussi. La Révolution culturelle, d'ailleurs, n'y était pas pour rien. La coupe "ras les oreilles", si l'on veut, c'était un peu l'équivalent de l'introduction du pantalon chez la femme en Occident.
Mais pour tenter de s'approprier un sujet, d'y insuffler le -soi-, il faut savoir en parler. Le transcender par le verbe. Et c'est pourquoi il faut maîtriser, dans la peinture traditionnelle chinoise, l'art d'écrire, avant celui de peindre
Bref, comme pour toute oeuvre d'art, on s'arrangera avec la réalité. On déplaça avec soin les pièces à conviction, afin qu'elles racontent l'histoire souhaitée..
Dans la même œuvre
Ce dont il avait tâché de se préserver, avec une certaine réussite, pendant plus d'un an, l'avait enfin contaminé : l'angoisse du miroir où l'on ne voit que soi
Pour des millions de soviétiques, les années Khrouchtchev devaient rester comme un âge d'or relatif, coincé entre les tenailles terrifiantes et arbitraires du stalinisme et les années de plomb autarciques de Brejnev. Et ce court âge d'or suffit à semer le germe de l'impertinence. À lever une génération de malappris, qui iraient peupler les rangs de la dissidence.
Mais il apparaissait que des dactylos aux administrateurs, des secrétaires aux éditeurs politiques de littératures ruse (dont il faisait partie) et étrangère, peu se souciaient de lire, et encore moins de contrôler la production littéraire. Pour leur rendre justice : la production littéraire soviétique vacillait comme une flamme que l'on soumettait trop souvent au vide d'une cloche renversée.