L'expérience généreuse de la jeunesse s'indigne contre la bassesse; l'expérience de l'âge mûr, quand elle n'a pas tourné elle-même à la bassesse ou à la corruption, méprise avec tolérance.

À lire aussi de Charles Dollfus

Les hommes hardis avec les femmes ne sont pas ceux qui les aiment le plus, et surtout ceux qui les aiment le mieux.
Les hommes qui ont toujours commandé n'ont pas appris à connaître les hommes, car ils n'en ont pas rencontré. Le commandement ne forme pas à la connaissance des hommes, parce que l'obéissance ne forme pas d'hommes.
Il est toujours difficile de discerner, dans la défaite comme dans le succès, ce qui appartient aux circonstances et ce qui est de l'homme. Presque toujours, des deux côtés, nous donnons trop ou trop peu.
Le rêve est l'élément de la jeunesse, l'action celui de la virilité. Qui ne peut plus rêver doit agir.
Rien n'offense les esprits délicats et les coeurs profonds comme l'indiscrétion et le bavardage.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.