L'avantage de parler avec des Parisiens, c'est qu'ils savent déjà tout.

À lire aussi de Alix de Saint-André

Si la bière est la preuve de l'existence de Dieu, essaie le rioja, c'est la preuve que Dieu est bon !
Cependant, pour la défense du métier d'écrivain, je dirais que nous n'essayons pas d'enterrer les morts, mais de les ressusciter.
La foi, c'est croire qu'il y aura un bar au prochain village, l'espérance qu'il sera ouvert, et la charité que tu m'y paieras un verre.
Les pèlerins ne sont ni des randonneurs ni des touristes; ils n'achètent rien, ils n'emportent rien; ils passent en traçant un sillon éphémère dans l'imagination des sédentaires... Ils ne servent à rien sinon de relais mobiles à leurs messages pour le ciel.
L'Espagne est le pays où Jésus est mort. Et où nous reste sa mère. Tout au long du chemin, Marie veille, et à la longueur des chapelets, c'est elle qu'on prie et qu'on implore, à qui l'on chante, à qui l'on parle. Jésus est mort, et il nous a confié à sa mère, comme il lui avait confié, au pied de la croix, le jeune Jean.
Toutes les citations de Alix de Saint-André →

Dans la même œuvre

La foi, c'est croire qu'il y aura un bar au prochain village, l'espérance qu'il sera ouvert, et la charité que tu m'y paieras un verre.
« Tu as la montre, et moi j'ai le temps », avait dit un berger du Mali, il y a vingt ans, à un copain photographe qui me l'avait rapporté. C'était très juste.
Le chemin n'est pas fait pour aller vite d'un point A à un point B, il est fait pour se perdre, et perdre du temps. Ou prendre son temps, sil l'on veut. Retrouver un monde à taille humaine et ses humains habitants. Ses animaux et ses végétaux. Chaque nouvelle erreur est une nouvelle rencontre, chaque pas sur un sentier en creuse davantage l'existence sur la croûte terrestre, et l'on zigzague autour de la modernité à quatre kilomètres à l'heure.
Mon père est mort. Je ne m'imaginais pas que je pourrais un jour écrire une phrase aussi simple et aussi terrible que : « Mon père est mort.»
Le chemin accroche, envoûte, enchante… On n'a pas envie de retourner à Saint-Jacques, mais de retourner sur le chemin. On se retrouve dans un univers spécial, où les rapports entre les gens sont différents, où tout le monde marche à 4 km/h sur des sentiers parallèles à la vie normale, se tutoie, s'appelle par son prénom, parce qu'on appartient tous à la même classe sociale qui est « pèlerin ».