L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.

À lire aussi de Benjamin Constant

Les précautions qu'il prit pour que ce pressentiment ne se réalisât point furent précisément ce qui le fit se réaliser.
Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ? Au milieu du torrent qui nous entraîne, est-il une branche à laquelle nous osions refuser de nous retenir ?
... le ridicule attaque tout, et ne détruit rien.
La grande question dans la vie, c'est la douleur que l'on cause, et la métaphysique la plus ingénieuse ne justifie pas l'homme qui a déchiré le coeur qui l'aimait.
M. Necker a écrit quelque part que lorsqu'un homme est généreux sans affectation, ceux-là mêmes qui s'enrichissent de ses générosités trouvent qu'il ne fait que son devoir.
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Dans la même œuvre

Ne soyez ni obstinés dans le maintien de ce qui s'écroule, ni trop pressés dans l'établissement de ce qui semble s'annoncer.
La variété, c'est de l'organisation; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie; l'uniformité, c'est la mort.
Longtemps encore l'humanité aura besoin qu'on lui fasse du bien malgré elle. Gouverner pour le progrès, c'est gouverner de droit divin.
Rien de plus absurde que de violenter les habitudes, sous prétexte de servir les intérêts. Le premier des intérêts, c'est d'être heureux, et les habitudes forment une partie essentielle du bonheur.
On dit tous les jours que l'intérêt bien entendu de chacun l'invite à respecter les règles de la justice; on fait néanmoins des lois contre ceux qui les violent; tant il est constaté que les hommes s'écartent fréquemment de leur intérêt bien entendu!