L'amoureux sur le chemin qui conduit à la case de la femme aimée n'entend pas le grondement du tonnerre.

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Jugez-le par le bruit de ses pas! Seul résonne le pas De celui qui est suivi.
Je dirai, répliqua le Vieux Soriba, que la parole c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres. Et la dernière, c'est la vérité.
Mais si, au point du jour, l'écureuil se met à crier partout que le caïman, parce qu'il avait mal aux yeux, a passé une nuit blanche, qui faut-il interroger ?
Devons-nous, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Même l'idiot du village sait qu'au delà de la colline, il y a une plaine.
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Une femme seule est toujours une femme qui appelle un homme.
Seul le vieux singe sait comment décortiquer la vielle arachide.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ? rétorque le Vieux Soriba.
Ne disait-on pas qu'avoir confiance en une femme, c'est manger avec un sorcier.
Plus la patience est grande et plus belle est la vengeance.