L'amour nous rachète du péché d'exister: quand il échoue, il nous accable de la gratuité de cette vie. Seul, je me sens à la fois vide et saturé: si je ne suis que moi, je suis de trop.

À lire aussi de Pascal Bruckner

Avec le clochard, la compassion n'est jamais loin de la violence, la charité de la haine.
Naître, c'est comparaître.
La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.
L'obscénité de la guerre, c'est l'inévitable complicité qu'elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n'avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
Je préfère les livres aux humains : ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté. Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
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Dans la même œuvre

Ce que deux êtres se donnent de plus beau, ce n'est pas seulement leur corps, leurs plaisirs, leurs talents mutuels, c'est une histoire à nulle autre pareille qui les liera à jamais même s'ils doivent se quitter.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
La passion est peut-être vouée à l'infortune, c'est une infortune plus grande encore de n'être jamais passionné.
La rupture est la voie que leur amour a choisie pour se prolonger sans être importuné par la vie commune.
La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.