Le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu.
❧
L'amour heureux n'a pas d'histoire. Il n'est de roman que de l'amour mortel, c'est-à-dire de l'amour menacé et condamné par la vie même.
◆
À lire aussi de Denis de Rougemont
La moitié du malheur humain se résume dans le mot d'adultère. Malgré toutes nos littératures - ou peut-être à cause d'elles justement - il peut sembler parfois qu'on n'ait encore rien dit sur la réalité de ce malheur.
La séparation des amants résulte ainsi de leur passion même, et de l'amour qu'ils portent à leur passion plutôt qu'à son contentement, plutôt qu'à son vivant objet.
La vraie condition de l'homme, c'est de penser avec ses mains.
Le plus bas nous paraît le plus vrai.
Dans la même œuvre
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
L'amour passion fut réellement au douzième siècle, date de son apparition, une religion dans toute la force de ce terme, et spécialement une hérésie chrétienne.
Le plus bas nous paraît le plus vrai.
La passion interdite, l'amour inavouable, se créent un système de symboles, un langage hiéroglyphique, dont la conscience n'a pas la clé.
Le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu.