L’amour est comme ça, l’argot est comme ça, les rues sont comme ça, les sonnets sont comme ça, le ciel de cinq heures du matin est comme ça. L’amitié, quant à elle, elle n’est pas comme ça. En amitié, on n’est jamais seul.

À lire aussi de Roberto Bolano

Il ne s’agit pas de croire ou ne pas croire aux hasards. Le monde entier est un hasard.
Le hasard, si vous me permettez la comparaison, est comme Dieu qui, chaque seconde, se manifeste sur notre planète. Un Dieu incompréhensible, avec des gestes incompréhensibles adressés à ses créatures incompréhensibles. Dans cet ouragan, dans cette implosion osseuse, se réalise la communion. La communion du hasard avec ses traces et la communion de ses traces avec nous.
L’amour de leurs parents, l’amour de leurs chiens et de leurs chats, l’amour de leurs jouets, mais surtout l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres, le désir et le plaisir. Et même si le chant que j’entendais parlait de guerre, des hauts faits héroïques d’une génération entière de jeunes Latino-Américains sacrifiés, j’ai su que par-dessus tout ce chant parlait de la bravoure et des miroirs, du désir et du plaisir. Et ce chant, c’est notre amulette.
La culture est parfois folie, ou inclut la folie. Peut-être que c’est l’absence d’amour qui m’a incitée au voyage. Peut-être que c’est un amour excessif et débordant. Peut-être que c’est la folie.
L'amour n'apporte jamais rien de bon. L'amour apporte toujours quelque chose de meilleur.
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Dans la même œuvre

La relation entre le maître et le disciple est comme ça : le disciple apprend et le maître apprend aussi.
Je pense, et qu'on me permette cette incise, que la vie est pleine de choses énigmatiques, de petits événements qui n'attendent qu'un contact superficiel, notre regard, pour se déchaîner dans une série de faits qui, plus tard, vus en perspective, ne peuvent nous causer que frayeur et épouvante.
La culture est parfois folie, ou inclut la folie. Peut-être que c’est l’absence d’amour qui m’a incitée au voyage. Peut-être que c’est un amour excessif et débordant. Peut-être que c’est la folie.
L’amour de leurs parents, l’amour de leurs chiens et de leurs chats, l’amour de leurs jouets, mais surtout l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres, le désir et le plaisir. Et même si le chant que j’entendais parlait de guerre, des hauts faits héroïques d’une génération entière de jeunes Latino-Américains sacrifiés, j’ai su que par-dessus tout ce chant parlait de la bravoure et des miroirs, du désir et du plaisir. Et ce chant, c’est notre amulette.
L’amour n’apporte jamais rien de bon. L’amour apporte toujours quelque chose de meilleur. Mais le meilleur est parfois le pire si tu es une femme, si tu vis sur ce continent que les Espagnols ont eu le malheur de découvrir et qu’ont eu le malheur de peupler ces Asiatiques égarés.