L'amitié a besoin de lumière. On dirait une veilleuse qui brûlerait jour et nuit des l'antichambre de l'indifférence. A côté, l'amour n'est qu'une bougie.

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Même les étoiles qui s'aiment, un jour doivent se quitter.
En soi, l'écriture propose un déracinement dans ce mélange permanent d'appartenance et d'exil. Ce qui explique mon obstination face à cet incessant flux et reflux, à vouloir planter, éclaircir, élaguer et non seulement abattre, mais remplacer, réparer même. Les arbres symbolisent la jonction, une symbiose adéquate entre ces pratiques.
L'hiver usait et abusait. Il exténuait les corps, les arbres, les plantes et les animaux. Seules les montagnes lui résistaient et même le vent, son grand complice, était dérouté par elles de sa course, venant emboutir les flancs des vallées.
C'est encore une idée convenue de prétendre qu'on doit faire le deuil d'une personne aimée. Est-ce si étrange de préférer vivre avec elle par la pensée, en harmonie, prolongeant son souvenir, de continuer à la pousser dans une autre vie?
La vie c'est pas grand chose. Le réel est une cheville et le reste une entorse.
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C'est encore une idée convenue de prétendre qu'on doit faire le deuil d'une personne aimée. Est-ce si étrange de préférer vivre avec elle par la pensée, en harmonie, prolongeant son souvenir, de continuer à la pousser dans une autre vie?
Etrangeté que la mémoire sélective qui privilégie un souvenir plutôt qu'un autre alors que souvent la symbolique et le sens demeurent hermétiques.