L'amitié a besoin de lumière. On dirait une veilleuse qui brûlerait jour et nuit des l'antichambre de l'indifférence. A côté, l'amour n'est qu'une bougie.
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En soi, l'écriture propose un déracinement dans ce mélange permanent d'appartenance et d'exil. Ce qui explique mon obstination face à cet incessant flux et reflux, à vouloir planter, éclaircir, élaguer et non seulement abattre, mais remplacer, réparer même. Les arbres symbolisent la jonction, une symbiose adéquate entre ces pratiques.
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Autour de lui, à travers le brouillard un saule pleurait à la façon d'une effraie à face blanche, c'est-à-dire dans l'aigu et les bouleaux, les frênes et les trembles, jouxtant la mare, plaignaient doucement sous la morsure du vent. Cela intriguait [Alain]. Il tentait d'imaginer quelle espèce de créature se prolongeait ainsi en eux.
C'est encore une idée convenue de prétendre qu'on doit faire le deuil d'une personne aimée. Est-ce si étrange de préférer vivre avec elle par la pensée, en harmonie, prolongeant son souvenir, de continuer à la pousser dans une autre vie?
Dans toutes les régions montagneuses, la neige est auréolée d'un grand prestige. Elle décide du sort des récoltes, de la survie des arbres ainsi que de la santé des sources. Chaque année sur le point d'envahir le pays, elle consulte la rose des vents pour se souvenir du paysage qui s'endort sous elle et se réveillera à son départ
En définitive, la réalité d'une existence tenait à peu de choses. Deux ou trois dates symboliques, quelques photos, témoins embarrassants, où l'on a l'air en représentation, déguisé quasiment, avant d'enfiler son dernier costume, le cercueil.