Kennedy souriait avec cet enthousiasme et cet optimisme crétins qu'il est si difficile aux non-Américains de contrefaire.

À lire aussi de Michel Houellebecq

Le capitalisme est dans son principe un état de guerre permanente, une lutte perpétuelle qui ne peut jamais avoir de fin.
Que l'histoire politique puisse jouer un rôle dans ma propre vie continuait à me déconcerter, et à me répugner un peu. Je me rendais bien compte pourtant, et depuis des années, que l'écart croissant, devenu abyssal, entre la population et ceux qui parlaient en son nom, politiciens et journalistes, devait nécessairement conduire à quelque chose de chaotique, de violent et d'imprévisible. La France, comme les autres pays d'Europe occidentale, se dirigeait depuis longtemps vers la guerre civile, c'était une évidence ; mais jusqu'à ces derniers jours j'étais encore persuadé que les Français dans leur immense majorité restaient résignés et apathiques - sans doute parce que j'étais moi-même passablement résigné et apathique. Je m'étais trompé.
Les hommes ne servent à rien, si ce n'est, à l'heure actuelle, à reproduire l'espèce.
Je suis pris dans un système qui ne m'apporte plus grand-chose, et que je sais au demeurant inutile mais je ne vois pas comment y échapper.
Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien.
Toutes les citations de Michel Houellebecq →

Dans la même œuvre

La carte est plus intéressante que le territoire.
Vous savez, ce sont les journalistes qui m'ont fait la réputation d'un ivrogne: ce qui est curieux, c'est qu'aucun d'entre eux n'a jamais réalisé que si je buvais beaucoup en leur présence, c'était uniquement pour les supporter.
Il est impossible d'envisager un travail de police sérieux, sans une machine à café convenable.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
C'est bien peu de choses, quand même, les relations humaines.