Les martyrs étaient des êtres suprasensuels qui trouvaient un plaisir certain dans la douleur et qui recherchaient d'horribles tourments, jusqu'à la mort même, comme d'autres recherchent la joie.
❧
Je voyais dans la sensualité quelque chose de sacré, et, dans la femme et sa beauté, quelque chose de divin, puisqu'elle est appelée avant tout à poursuivre la mission la plus importante de l'être, c'est-à-dire la continuation de l'espèce.
◆
À lire aussi de Leopold Ritter von Sacher-Masoch
La nature ne connaît pas la stabilité dans les relations entre homme et femme.
Dès que l'enfant est là, presque toujours il n'y a plus ni bonheur ni amour, et l'on se regarde comme deux marchands qui ont fait une mauvaise affaire.
Il me semble que je suis une petite souris prisonnière d'un beau chat qui joue délicatement avec elle, prêt à chaque instant à la déchirer. Mon coeur de souris bat à tout rompre. Quels sont ses projets, que veut-elle faire de moi ?
Envers soi-même on n'est jamais que très aimable ou très grossier.
Dans la même œuvre
La nature ne connaît pas la stabilité dans les relations entre homme et femme.
L'esthétique nihiliste a bien raison : une pomme réelle est plus belle qu'une pomme peinte, et un corps vivant qu'une Vénus de pierre.
On ne peut aimer véritablement que ce qui vous domine, une femme qui nous soumet par sa beauté, son tempérament, son esprit et sa volonté, une femme qui agisse en despote envers nous.
Chacun sait, chacun sent combien la volupté et la cruauté sont parentes.
Celui qui veut s'adonner au plaisir doit prendre la vie joyeusement, à la manière des Anciens. Il ne faut pas qu'il craigne de se régaler aux dépends des autres. Il doit ignorer la pitié.