Je voudrais me débarrasser de mes mains. Abolir le toucher. Dans un tel état d'esprit, vous rencontrer me serait insupportable. Car d'un souffle, vous éteindriez sans doute ce feu qui me brûle.

À lire aussi de Yasunari Kawabata

Le temps s'écoule pareillement pour tous les êtres humains, mais chaque homme se meut en lui selon un rythme qui lui est propre.
Je dois reconnaître que, même en Orient, un Confucius rejette l'au-delà, en disant : J'ignore tout de la vie, que saurais-je de la mort ?
La beauté atteinte par les seins de la femme n'était-elle point la gloire la plus resplendissante de l'évolution de l'humanité?
D'innombrables mots la faisaient penser à lui. Pour Otoko, rattacher tout ce qu'elle voyait et tout ce qu'elle entendait à Oki n'était rien de moins que vivre. Si elle avait encore quelque conscience de son corps, c'était bien parce que Oki l'avait étreint et l'avait aimé.
C'est du coucher du soleil aux premières lueurs de l'aube, installé au bord de la rivière en mangeant et en buvant du saké, qu'il faut jouir de la fraîcheur du soir.
Toutes les citations de Yasunari Kawabata →

Dans la même œuvre

A une époque où les cas de névrose augmentent de façon spectaculaire, il semble bien que l'énergie des fous dépasse de loin celle des gens de lettres. Et je me dis que pour ne pas être en reste, il faut que je devienne au moins aussi fou qu'eux.