Je suis né dans ce monde sans savoir ce qu'on pouvait attendre de la vie. Seul le pouvoir promettait un accomplissement, et j'ai suivi cette voie, assez pour comprendre qu'elle était fausse et ne débouchait sur rien.

À lire aussi de Andreas Eschbach

Il est des choses qu'on oublie, d'autres qu'on se rappelle. Parmi celles-ci, la vie vous offre parfois quelques rares instants dont on conserve à jamais le souvenir brûlant, en des images démesurées, éclatantes de lumière.
L'art ne devient art, qu'à partir du moment où il touche d'autres personnes.
Autrefois, la voûte céleste ressemblait, la nuit, à une somptueuse étoffe de lumière étincelante, sertie de brillants petits et grands. Mais alors les ennemis sont arrivés. Ils ont quitté un autre monde pour le nôtre, et les étoiles se sont éteintes. Depuis, le ciel nocturne est noir et oppresse nos âmes.
Cette obéissance-là, elle t'est passée dans la chair et dans les os et, si après ta mort on s'avise de te découper en rondelles pour examiner tout ça, c'est sûrement de l'obéissance en cristaux qu'on trouvera à la place de la moelle.
La fureur et la peur battaient dans sa poitrine, et toutes deux lui donnaient des ailes. Combattre. Cela aussi, c'était combattre. Parfois, combattre, c'était courir, s'enfuir à toutes jambes devant un ennemi trop puissant et tout faire pour lui échapper.
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Dans la même œuvre

La fureur et la peur battaient dans sa poitrine, et toutes deux lui donnaient des ailes. Combattre. Cela aussi, c'était combattre. Parfois, combattre, c'était courir, s'enfuir à toutes jambes devant un ennemi trop puissant et tout faire pour lui échapper.
Chaque génération a une dette envers la génération précédente et s'en acquitte auprès de ses propres enfants.
Cette obéissance-là, elle t'est passée dans la chair et dans les os et, si après ta mort on s'avise de te découper en rondelles pour examiner tout ça, c'est sûrement de l'obéissance en cristaux qu'on trouvera à la place de la moelle.
L'art ne devient art, qu'à partir du moment où il touche d'autres personnes.
Noeud après noeud, jour après jour, une vie durant, les mains de l'exécutant répétaient sans cesse les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, des cheveux si fins et si ténus que ses doigts finissaient immanquablement par trembler et ses yeux par faiblir de s'être si intensément concentrés – et pourtant, l'avancée de l'ouvrage était à peine perceptible ; une bonne journée de travail avait comme maigre fruit un nouveau fragment de tapis dont la taille approximative n'excédait pas celle d'un ongle.