Encore la même rengaine. Un autre million d'années s'écouleraient sans doute avant que les parents ne cessent de dicter leur conduite à leurs enfants durant toute leur vie
❧
L'art ne devient art, qu'à partir du moment où il touche d'autres personnes.
◆
À lire aussi de Andreas Eschbach
On passe sa jeunesse à tenter de se déchiffrer soi-même, ne serait-ce qu'un minimum. Une fois dans le fleur de l'âge, on cherche à s'affirmer, Et, dès que l'on a un peu appris, un peu acquis, un peu compris de la vie, c'est déjà la fin, et tout ce qu'on a assimilé, expérimenté, vécu, saisi, tout cela disparaît sans laisser la moindre trace. Où est le sens là-dedans ? A quoi cela sert-il ?
Toute l'histoire des sciences regorge de situations dans lesquelles un seul homme avait raison et le reste du monde se trompait. La vérité n'est pas démocratique.
Il importe davantage de présenter ce que sont ces tapis et ce qu'ils signifient. Ce sont de très grands ouvrages, tissés extrêmement serrés à partir de cheveux humains. Ceux qui les produisent se font appeler des tisseurs de tapis en cheveux. Ils utilisent exclusivement les cheveux de leurs femmes et de leurs filles, et l'ensemble du processus est si extraordinairement complexe qu'un tisseur pour achever un seul tapis, doit y consacrer toute sa vie.
Nulle part, dans cette galaxie abandonnée de Dieu, il ne paraissait y avoir de réponses ; seules les questions étaient infinies.
Dans la même œuvre
La fureur et la peur battaient dans sa poitrine, et toutes deux lui donnaient des ailes. Combattre. Cela aussi, c'était combattre. Parfois, combattre, c'était courir, s'enfuir à toutes jambes devant un ennemi trop puissant et tout faire pour lui échapper.
Chaque génération a une dette envers la génération précédente et s'en acquitte auprès de ses propres enfants.
Cette obéissance-là, elle t'est passée dans la chair et dans les os et, si après ta mort on s'avise de te découper en rondelles pour examiner tout ça, c'est sûrement de l'obéissance en cristaux qu'on trouvera à la place de la moelle.
Noeud après noeud, jour après jour, une vie durant, les mains de l'exécutant répétaient sans cesse les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, des cheveux si fins et si ténus que ses doigts finissaient immanquablement par trembler et ses yeux par faiblir de s'être si intensément concentrés – et pourtant, l'avancée de l'ouvrage était à peine perceptible ; une bonne journée de travail avait comme maigre fruit un nouveau fragment de tapis dont la taille approximative n'excédait pas celle d'un ongle.
Nulle part, dans cette galaxie abandonnée de Dieu, il ne paraissait y avoir de réponses ; seules les questions étaient infinies.