Je suis heureuse, Daldry, vraiment heureuse. Je me sens plus libre que jamais, je crois même pouvoir affirmer que je n'ai jamais connu une telle liberté et qu'elle m'enivre.

À lire aussi de Marc Lévy

Tu vois, une mère, c'est aussi simple que cela, ça ne cesse jamais de penser à ses enfants du premier instant où s'ouvrent vos yeux, vous occupez nos pensées. Et rien ne nous rend plus heureuses.
Ce n'est ni la femme ni l'homme qui doivent être idéaux mais ce qu'ils veulent partager ensemble. Une grande histoire d'amour, c'est la rencontre de deux donneurs.
Personne n'est propriétaire du bonheur. On a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
La vie n'est pas comme l'un de ces appareils modernes où il suffit d'appuyer sur un bouton pour rejouer le morceau choisi. Pas de retour en arrière possible et certains de nos actes ont des conséquences irréparables.
La vérité c'est que tu as peur de vivre et c'est pour surmonter cette peur que tu es partie assister les autres. Quel étrange destin que d'ignorer ceux qui t'aiment pour aller donner de l'amour à ceux que tu ne connaîtras pas !
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Dans la même œuvre

On a deux vies en soi. Celle que l'on connaît et une autre, qui nous attend.
Les prévisions sont difficiles à faire, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir.
Pour un homme, aimer, c'est cueillir la beauté d'une femme, la mettre sous serre, pour qu'elle s'y sente à l'abri et la chérir... jusqu'à ce que le temps la fane, alors les hommes repartent cueillir d'autres coeurs.
Ce n'est pas parce que quelqu'un vous a quitté qu'il cesse d'exister.
De toute ma vie, je n'avais jamais craint quelqu'un comme je vous ai crainte. L'idée de vous aimer autant me faisait plus que jamais redouter de ressembler à mon père, et pour rien au monde je n'aurais imposé pareille peine à la femme que j'aime.