Je savais bien que j'avais aimé ma mère. Mais je ne retrouvais plus ces sensations de chaleur, ni aucune marque tangible d'affection entre nous

À lire aussi de Eric Fottorino

La place pour les enfants ne manque pas, dans le malheur des grands.
Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j'ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu'il ne reste plus rien d'important à vivre d'autre que le souvenir de nous.
L'être humain est comme une mayonnaise. Pour que ça prenne, il faut verser les ingrédients au bon moment. Sinon rien ne se passe, c'est trop tard
Le corps est la chair de l'esprit. Chaque tourment de l'âme laisse sous la peau une fêlure et dessus, une foulure.
Deux pères ont effacé une mère comme un drame peut en cacher un autre
Toutes les citations de Eric Fottorino →

Dans la même œuvre

L'être humain est comme une mayonnaise. Pour que ça prenne, il faut verser les ingrédients au bon moment. Sinon rien ne se passe, c'est trop tard
Deux pères ont effacé une mère comme un drame peut en cacher un autre
J'étais le survivant d'une histoire trouble qui nous avait séparés, une histoire douloureuse oubliée à dessein.
Un désamour tenace envers cette petite femme que j'avais longtemps appelée par son prénom, Lina. Dix fois par jour j'oubliais que j'étais son fils. Et autant de fois, je m'efforçais de m'en souvenir.
Tout se passait dans son regard. Le regard de Lina. J'en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Je lisais son trouble à sa façon de plisser les paupières. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d'humeur, ces sautes d'amour. La petite fille était invisible à mes yeux. Elle crevait les tiens. Chaque jour j'étais là, et chaque jour confirmait son absence. J'étais ton garçon, je n'étais que ça, mais j'avais pris toute la place.