Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas. On cherche soi-même, on regarde les oeuvres des autres. On apprend quelquefois dans d'autres domaines que celui où on essaie d'exercer sa peine. Par exemple en regardant un tableau ou une photo d'un enfant dans la rue, on peut trouver une émotion que, nolens volens, on traduit plus tard dans une chanson ou dans une scène au cinéma ou au théâtre.

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Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres. Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Je veux jouer encore... - \r\nJe veux rire des montagnes de rires, - \r\nJe veux pleurer des torrents de larmes, - \r\nJe veux boire des bateaux entiers de vin - \r\nDe Bordeaux et d'Italie - \r\nEt danser, crier, voler, nager dans tous Les océans - \r\nJ'ai pas fini, j'ai pas fini - \r\nJe veux chanter - \r\nJe veux parler jusqu'à la fin de ma voix... - \r\nJe l'aime tant le temps qui reste...
Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas.
Les acteurs sont pour moi les souffleurs des auteurs.
Claude Sautet disait : « Je ne peux filmer que ce que je vis.» C'est un peu pareil pour moi, même si je n'ai jamais été autobiographique. Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
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Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres.
J'en profite pour faire l'anti-publicité de mes deux romans. Si vous tombez dessus chez un bouquiniste, ne les achetez pas, ce n'est pas qu'ils soient mauvais mais ils sont pleins de minauderies, d'affèteries, alors que le devoir d'un écrivain est au contraire d'épurer, d'arriver à la plus grande simplicité possible. Comme disent les architectes : moins, c'est plus.
Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas.