Le désespoir n'est pas chrétien.
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Je regrette amèrement l’époque où, en compagnie de ma mère, je fréquentais l’église Saint Jean-Baptiste à Achrafieh. Celui qu’on appelle « le Précurseur » a toujours été mon saint préféré. Je ne sais pas s’il était essénien ou non. Ce que je sais, c’est qu’il eut le courage de tout abandonner pour aller prêcher dans le désert !
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Le vent est un chat capricieux. Tantôt câlin, tantôt rebelle, il gémit, ronronne, râle, miaule, hurle sans que l'on sache toujours pourquoi. Le vent est fils de la volupté : il aime la chair. Sa main soyeuse nous effleure la peau, la caresse, s'attarde sur nos lèvres, nos paupières, nos narines, nos oreilles, dessine les contours de notre visage… Sa fraîcheur est celle d'un baiser. Mais comme tout amour passionné, son amour est destructeur : s'il vient à s'emporter, il ne se contrôle plus. Sa violence éclate. Il agresse ceux qu'il chérissait.
Quelque puissant qu'il soit, l'amour est toujours fragile parce qu'il est à la merci de la mort, parce qu'il n'est pas capable de forcer le destin et de brider ses caprices.
Notre différence enrichit notre amour, elle ne lui fait pas obstacle.
La solitude me pesait. Car la solitude n’est ni une tentation ni une amie : la solitude est tragique.
Dans la même œuvre
Comme la lecture, l'écriture est un voyage.
Ceux qui abandonnent les plaisirs et les richesses du monde trouvent dans le Christ le véritable trésor !
Ta beauté est l'exemple le plus éclatant de l'existence de Dieu !
Le désespoir n'est pas chrétien.
Je suis un enfant de la guerre : j’en ai gardé des traumatismes indélébiles. La guerre, je n’ai pas honte de l’avouer, j’y ai participé par devoir.