Je parle, je parle , mais celui qui m'écoute ne retient que les paroles qu'il attend. Ce qui commande au récit, ce n'est pas la voix, c'est l'oreille.

À lire aussi de Italo Calvino

Peste et disette ! cria-t-il si on peut appeler crier le fait de parler sans presque émettre aucun son quoique de toutes ses forces.
Les auteurs, il vaut mieux ne jamais les connaître parce que leur personne réelle ne correspond jamais à l'image qu'on se fait en les lisant.
Il pensait : « Je vais voir les Turcs ! Je vais voir les Turcs ! » Il n'y a rien qui fasse autant plaisir que d'avoir des ennemis d'abord, puis de voir s'ils sont réellement tels qu'on les imaginait.
Si la puissance d'une armée se mesure au chahut qu'elle mène, certes la retentissante milice des Francs apparaît dans toute sa force quand sonne l'heure du rata. Le bruit se répercute à travers plaines et vallons, très loin pour se confondre avec l'écho d'un autre charivari, qui provient des marmites infidèles. L'ennemi aussi, à la même heure, s'applique à ingurgiter une exécrable soupe aux choux. La bataille d'hier était moins assourdissante. et surtout moins nauséabonde.
... se noyer dans l'ombre incertaine du souvenir.
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Bersabée, la ville qui cesse d'être avare, calculatrice, intéressée, seulement quand elle chie.