Je ne suis pas né pour les plantations à profit - Je ne suis pas né pour fabriquer la Mort\r\n - \r\nJe suis né pour briser à coups de pierres dures - \r\nLa carapace tenace de nos faux paradis

À lire aussi de David Diop

Toi mon frère au visage de peur et d'angoisse Relève-toi et crie : Non
Les jours seront de soie sur ses rires retrouvés - \r\nLes peuples chanteront les heures d'avenir - \r\nEt sur le seuil des cases - \r\nFraternellement coulera - \r\nLe vin de palme - \r\nDe la Résurrection - \r\nBelle comme un regard d'airain - \r\nLourde d'une étreinte cosmique - \r\nAu-delà des colères muettes - \r\nVoici que s'élève grave - \r\nLa flamme multicolore de la Liberté Nègre
Mais je bénirai à jamais le jour - \r\nOù dans mon coeur tu fis entrer l'amour
Afrique mon Afrique… - \r\nJe ne t'ai jamais connue - \r\nMais mon regard est plein de ton sang - \r\nTon beau sang noir à travers les champs répandu - \r\nLe sang de ta sueur - \r\nLa sueur de ton travail - \r\nLe travail de l'esclavage - \r\nL'esclavage de tes enfants…
Mais le poète rêve aussi de paix de l'âme
Toutes les citations de David Diop →

Dans la même œuvre

Afrique mon Afrique… - \r\nJe ne t'ai jamais connue - \r\nMais mon regard est plein de ton sang - \r\nTon beau sang noir à travers les champs répandu - \r\nLe sang de ta sueur - \r\nLa sueur de ton travail - \r\nLe travail de l'esclavage - \r\nL'esclavage de tes enfants…
Comme je l'ai écrit, il est des cas où celui qui se prétend intellectuel ne doit plus se contenter de vœux pieux et de déclaration d'intention mais donner à ses écrits un prolongement concret.
Hypocrisie donc que de parler de symbiose de civilisations, de profits réciproques dans une communauté dont les universités ignorent jusqu'aux noms de nos grands penseurs et passent sous silence l'histoire de nos empires. Seuls peuvent s'en accommoder les tenants d'un cosmopolitisme culturel habillé d'oripeaux exotiques
Nègre colporteur de révolte - \r\nTu connais tous les chemins du monde ... - \r\nMais quand donc ô mon peuple - \r\nLes névés en flamme dispersant un orage\r\nD'oiseau de cendre - \r\nReconnaîtrai-je la révolte de tes mains ?
Pourtant je ne veux être que de votre race Ouvriers paysans de tous les pays...