Je ne pouvais m’empêcher de me demander quel effet cela fait de brûler vivant tout le long de ses nerfs.

À lire aussi de Sylvia Plath

Si vouloir au même moment deux choses qui s'excluent mutuellement, c'est être névrosé, alors je suis névrosée jusqu'à l'os. Je naviguerai entre deux choses qui s'excluent mutuellement jusqu'à la fin de mes jours.
Les gens ne sont faits avec rien de plus que de la poussière, je ne voyais pas du tout pourquoi soigner ces tas de poussière vaudrait mieux qu'écrire des poèmes dont les gens se souviendraient, qu'ils se réciteraient quand ils seraient tristes, malades ou insomniaques...
Je serai toujours prisonnière de cette même cloche de verre, je mijoterais toujours dans le même air vicié.
J'ai entrepris d’aller à la pêche dans l’océan immobile, stagnant et putride mais potentiellement riche de mon subconscient.
Je voulais faire les choses une fois pour toutes et en finir avec elles pour de bon.
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Dans la même œuvre

Le silence me déprimait. Ce n'était pas le silence du silence. C'était mon propre silence.
Il n'y a rien de tel que de dégueuler ensemble pour faire de vieilles amies.
Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'oeil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé.
Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n'était qu'un mauvais rêve.
J’ai horreur de parler à un groupe. Quand je dois parler à un groupe, j’essaie toujours d’isoler une personne et de lui parler à elle, mais pendant que je parle je sens que les autres m’observent et me prennent en traître. J’ai également horreur des gens qui vous demandent pleins d’entrain comment vous vous sentez et qui s’attendent à ce que vous leur répondiez « Très bien » alors qu’ils savent pertinemment que vous êtes à l’agonie.