Je me suis inventé une vie sobre et belle, j'ai vécu une existence resserrée autour de gestes simples. J'ai connu l'hiver et le printemps, le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix.

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Il m'avait raconté sa vie de photographe animalier et détaillé les techniques de l'affût. C'était un art fragile et raffiné consistant à se camoufler dans la nature pour attendre une bête dont rien ne garantissait la venue. On avait de fortes chances de rentrer bredouille. Cette acceptation de l'incertitude me paraissait très noble - par la même antimoderne.
La becquée aux oisillons: si elle n'y prenait garde, la mère se ferait dévorer.
Fleurs et légumes attendent la mort dans le pénitencier d'un potager.
L'amour est une peine à laquelle on n'est jamais condamné à perpétuité.
Guêpes: la Luftwaffe des champs.
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Dans la même œuvre

Trop de facilité recouvre l'âme de suie.
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement des objets.
Un bois n'a jamais refusé l'asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.