Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences !

À lire aussi de Charles Baudelaire

Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones, - Je fermerai partout portières et volets.
Je connais un poète, d'une nature toujours orageuse et vibrante, qu'un vers de Malherbe, symétrique et carré de mélodie, jette dans de longues extases.
Ne cherchez plus mon coeur, les bêtes l'ont mangé.
Les nations n'ont de grands hommes que malgré elles, - comme les familles.
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle.
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Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !
Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !