Des catastrophes «arrivent». Puis, elles «sont arrivées». Et on passe à autre chose.
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J'inverserais volontiers le pari de Pascal. Vivre comme s'il n'y avait rien après, mais laissant grande ouverte la possibilité qu'il y ait «quelque chose».
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À lire aussi de Hubert Reeves
Le vrai problème c'est: «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?»
Si un jour une montagne accouchait d'une souris, il faudrait crier au plus extraordinaire des miracles.
La curiosité d'être enfin sur le point de savoir peut-elle soutenir nos derniers instants?
Par nous, la nature se renvoie une image d'elle-même.
Dans la même œuvre
La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière.
Devenir adulte, c'est apprendre à vivre dans le doute et à developper, au travers des expériences, sa propre philosophie, sa propre morale. Eviter le «prêt-à-penser».
Faire de la musique, c'est recréer le lien avec un homme disparu depuis longtemps, marcher dans ses pas, le retrouver à sa table de travail. Entendre la musique qui se construit et se fixe dans sa forme finale.
Le drame de l'existence humaine ... est de devoir renoncer un jour à être dans la lumière ...