J'appelle dépravé tout animal, toute espèce, tout individu qui perd ses instincts, qui choisit, qui préfère ce qui lui fait mal.

À lire aussi de Friedrich Wilhelm Nietzsche

J'aime tous ceux qui sont comme de lourdes gouttes tombant, une à une, du nuage sombre suspendu au-dessus des humains : ils annoncent la venue de la foudre et périssent, annonciateurs.
... il n'y a de résurrections que là où il y a des tombeaux.
Il y a des cas où nous sommes comme les chevaux, nous autres psychologues. Nous sommes pris d'inquiétude parce que nous voyons notre propre ombre se balancer devant nous. Le psychologue doit se détourner de soi, pour être capable de voir.
L'un cherche un auxiliaire pour faire naître ses pensées, l'autre cherche quelqu'un qu'il puisse aider : c'est ainsi que s'organise un bon entretien.
L'homme qui cherche la connaissance ne doit pas seulement savoir aimer ses ennemis, mais aussi haïr ses amis.
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Dans la même œuvre

On peut poser qu'il y a équivalence complète entre le Chrétien et l'Anarchiste: ils n'ont d'autre but, d'autre instinct que la destruction.
Les intellectuels, étant les plus forts, trouvent leur bonheur là où d'autres périraient: dans le labyrinthe, dans la dureté envers soi-même et les autres, dans la tentation; leur joie c'est de se vaincre eux-mêmes.
Croire signifie refuser de savoir ce qui est vrai.
La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d'accumulation de forces, de puissance: là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin.
Le «saint mensonge» est commun à Confucius, aux Lois de Manou, à Mahomet et à l'Eglise chrétienne: il ne manque pas non plus chez Platon.