J'aime tellement cette capacité des enfants à se protéger du malheur par le fantasme.

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Il était marié. Il nageait dans ce qu'il appelait la vie conjucalme.
J'ai pensé que le bonheur se trouvait peu-être là, au tout début de l'éveil, quand on ouvre les yeux sur notre vie, quasiment surpris d'être nous.
Les morts sont des condamnés à perpétuité certes, mais on les imagine mal tentés de s'évader.
Il y a quelque chose de si étonnant chez le chat. Il a atteint cette aisance suprême du bonheur à ne rien faire. Les hommes n'y arrivent pas. Au bout d'un moment, ils sont obligés de gesticuler, de parler, d'organiser quelque chose.
Mais qu'est-ce qu'ils allaient se dire alors ? On ne change pas comme ça d'environnement. Ils allaient être comme deux bouchers à un congrès de végétariens.
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Dans la même œuvre

La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours.
Les bonnes idées viennent la nuit pendant que les mauvaises idées dorment.
Le soulagement est la version douce de la lâcheté.
Il y a un âge où les seules sorties qu'on accepte sont les enterrements.
Mon coeur était comme une chaîne de vélo qui a déraillé; j'en avais assez de tourner dans le vide; je voulais que mon coeur batte enfin utilement. J'attendais tout de la tendresse.