J’ai fait la manche toute ma vie et je continue. ça ne me dérange pas de tout claquer à chaque fois. Mon père me disait toujours qu’arriver au ciel avec du pognon c’était le plus sûr moyen de s’attirer des ennuis là-haut, et je n’en veux pas.

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Je ne monte pas de grands spectacles pour faire du tintamarre, mais pour qu'en chacun de nous résonne l'espérance.
Peut-être faudrait-il faire passer à nos chefs politiques un examen qui évaluerait leur aptitude à la compassion et à la bonté...
A partir du moment où on sait et on voit certaines choses, il faut absolument se mettre aux services de ces choses, et au bout de votre vie vous vous apercevez qu'il y a des urgences.
Je suis un marginal mystique, méfiant de naissance. Tout ce que l'on peut dire de moi, c'est que je suis croyant. Et désespéré.
J'aime beaucoup les hommes et je crois en Dieu car je crois dans les hommes et avec leur faiblesse et leur contradiction.
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Dans la même œuvre

J’ai dû être fier de quelque chose il y a longtemps, mais aujourd’hui plus du tout. J’essaie de faire les choses sérieusement, mais je me prends de moins en moins au sérieux. Je pense surtout que j’ai eu de la chance de rencontrer des gens merveilleux.
Si je suis fier d’une chose, c’est d’avoir découvert Jean-Louis Trintignant et Isabelle Adjani.
Pour Un homme nommé Jésus, j’avais tout le casting, sauf le premier rôle. J’avais dit à mon directeur de casting : « Jésus, on ne le cherche pas. Il viendra tout seul ». Un jour, un type se pointe, il s’appelait Jean-Marie Lamour. Lamour pour Jésus, ça a dû paraître un peu trop gros à mon directeur qui l’a éjecté. Je vois le type s’en aller, de dos, il flottait dans l’air. Je le rattrape : c’était lui ! Il a fait le Christ et il était génial.
Je veux sauver la planète. Je la crois en grand danger, et pas seulement d’un point de vue écologique : d’un point de vue moral aussi. Les hommes sont en train de perdre l’espoir et, à mon humble échelle, je voudrais essayer de leur en redonner. Sur l’affiche on écrira : « Croyant ou non croyant, vous ne serez plus jamais les mêmes en sortant ».
Avant je croyais en Dieu parce que je croyais en l’Homme, aujourd’hui c’est l’inverse : je crois en l’Homme parce que je crois en Dieu. On ne peut pas vivre dans un monde qui souffre et ne rien faire. Sinon, on a vécu un coup pour rien.