La provocation réussit, il s'agit seulement d'être très sûre de ce qu'on veut: quand on défie la mort, on ne gagne qu'en perdant définitivement. Ici les regrets ne sont pas de mise, ce qui est fait est fait
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J'ai compris: ce qu'ils avaient, ce que j'ai, c'est la nostalgie. Il y avait une ville. Il y avait une maison. Il y avait tout un réseau de gens, d'occupations, de rapports humains. Il y avait des points fixes qu'on pouvait retrouver sûrement: une amitié, un livre, un sourire, une rue...
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À lire aussi de Elsa Triolet
Je continnue à penser qu'une prose où chaque mot vaut son pesant d'or est illisible.
J'ai appris que pour être prophète, il suffisait d'être pessimiste.
L'homme ne peut rien contre la loi de la pesanteur, mais il sait utiliser la chute d'eau.
Maintenant il y avait Marion et lui qui se cherchaient comme des prisonniers cherchent la liberté. Rien ni personne ne pourrait les convaincre qu'il était juste de rester derrière les barreaux du moment qu'on les y avait condamnés.
Dans la même œuvre
Le vrai rêveur est celui qui rêve de l'impossible.
J'ai appris que, pour être prophète, il suffisait d'être pessimiste.
J'ai appris que pour être prophète il suffisait d'être pessimiste, puisque chaque question se résout toujours dans le sens le plus tragique. Je finirai par m'attendre à ce que tout ce que je crains arrive, irrémédiablement. C'est ça, le pessimisme.
Le vrai rêveur est celui qui rêve l'impossible. On ne peut que rêver à sa jeunesse, puisqu'elle est sans retour. La vie n'est qu'une longue insomnie, et je ne sais plus que rêver, plus penser qu'en arrière.
On ne peut que rêver à sa jeunesse, puisqu'elle est sans retour.