J'ai choisi la peinture parce qu'elle m'était autant nécessaire que la nourriture. Elle me semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais m'envoler dans un autre monde.

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Son silence est le mien. Ses yeux, les miens. C''est comme si elle me connaissait depuis longtemps, comme si elle savait tout de mon enfance, veillait sur moi, me devinant du plus près, bien que je la voie pour la première fois. Je sentis que c'était elle ma femme. Son teint pâle, ses yeux. Comme ils sont grands, ronds et noirs ! Ce sont mes yeux, mon âme.
Dieu, toi qui te dissimules dans les nuages, ou derrière la maison du cordonnier, fais que se révèle mon âme, âme douloureuse de gamin bégayant, révèle moi mon chemin. Je ne voudrais pas être pareil à tous les autres ; je veux voir un monde nouveau.
Je restais seul dans ma cellule de planches, debout devant mon chevalet, éclairé par une misérable lampe à kérosène. Depuis une semaine, l'atelier n'avait pas été balayé. Des châssis, des coquilles d'oeufs, des pots vides de bouillon à deux sous étaient éparpillés sur le plancher. La lampe brûlait et moi avec. Je peignais furieusement. C'est là entre ces quatre murs, que j'ai lavé mes yeux, que je suis devenu un peintre.
Mes chers, vous voyez, je suis revenu vers vous. Je suis triste ici. La seule chose que je désire, c'est faire des tableaux et encore quelque chose. Ni la Russie impériale, ni la Russie des Soviets n'ont besoin de moi. Je leur suis incompréhensible, étranger.
Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
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Tous ces peintres en bâtiment, les vieux à barbes, ainsi que leurs apprentis, se sont mis à copier mes vaches et mes chevaux. Et le jour du 25 octobre, par toute la ville, se balançaient mes bêtes multicolores, gonflées de révolution. Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. A les voir sourire, j'étais certain qu'ils me comprenaient. Les chefs, les communistes, semblaient moins satisfaits. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
La terre qui avait nourri les racines de mon art était Vitebsk, mais mon art avait besoin de Paris comme un arbre à besoin d'eau.
A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout.
A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout. C'étaient les commerçants du quartier, les garçons de café, les concierges, les paysans, les ouvriers. Autour d'eux planait cette étonnante lumière, liberté que je n'ai jamais vue ailleurs. La vie à Montmartre, c'était merveilleux! Je travaillais toute la nuit...