Les honneurs, je les méprise, certes, mais, comme disait à peu près Mauriac, mon drame, c'est que je ne déteste pas forcément ce que je méprise.
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J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous.
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L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Ce n'est pas assez dire que le monde réel est le meilleur des mondes possibles. Tous les autres sont imaginaires. Le nôtre, tout à coup, s'est mis à exister.
L'ambiguïté du bien et du mal est cachée dans le rire comme elle est cachée dans les mots. Dans le silence et dans la parole, l'homme est capable de rire parce qu'il est capable de penser.
Les hommes commencent à deviner que leur destin est de disparaître dans l'avenir comme ils ont disparu dans le passé. Et ils se demandent ce qu'ils font là.
Dans la même œuvre
Ce n'est pas assez dire que le monde réel est le meilleur des mondes possibles. Tous les autres sont imaginaires. Le nôtre, tout à coup, s'est mis à exister.
Le hasard règne sur les avatars de la matière, de la vie, de l'histoire. Il ne suffit pas à rendre compte de l'espace, ni du temps, ni de ces lois d'airain qui font tourner l'univers.