Il y a vraiment bien des hommes qui ne lisent que pour ne point penser.

À lire aussi de Georg Christoph Lichtenberg

Un livre est comme un miroir; si un singe s'y mire, d'évidence il n'y verra point un apôtre. Nous n'avons nulle parole pour parler de sagesse à l'abruti. Il est déjà sage celui qui comprend le sage.
Le degré le plus haut jusqu'où puisse s'élever un esprit médiocre, mais pourvu d'expérience, c'est le talent de découvrir les faiblesses des hommes qui valent mieux que lui.
Les professeurs d'université devraient exposer leurs enseignes, comme les aubergistes.
Dans plusieurs oeuvres d'un homme universellement connu, je préférerais lire ce qu'il a raturé plutôt que ce qu'il a conservé.
Chez moi, c'est sans doute une représentation par trop joyeuse de la mort, de sa venue et de sa légèreté qui fait que je pense tant au suicide.
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Dans la même œuvre

On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
D'une pensée, le philosophe se place au-dessus du monde et le grand homme, lui, le remplit.
La méthode du carnet de notes est hautement recommandable. On y inscrit toute phrase, toute expression. On s'enrichit à l'épargne des vérités de quatre sous.
Parmi les plus grandes découvertes qu'ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l'art de juger les livres sans les avoir lus.
La tendance humaine à considérer de petites choses comme importantes en a produit plusieurs qui sont fort grandes.