Il y a une hypocrisie considérable dans le formalisme. Toute personne qui pense est consciente de ce paradoxe, mais dans nos rapports avec les gens conventionnels il est avantageux de les traiter comme s'ils n'étaient pas des hypocrites. Ce n'est pas une question de fidélité à tes propres conceptions, c'est une question de compromis afin de pouvoir demeurer un individu sans la menace constante de pressions conventionnelles.

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Grand-père m'expliqua que notre secret n'aurait de valeur que si nous tenions nos promesses respectives. Il m'assura qu'il répondrait à mes lettres chaque semaine et qu'il mettrait ma photo sur la commode de sa chambre à côté de celles de grand-mère, de maman et de papa.
C'est peut-être que plus on vieillit et que moins on arrive à transformer la pensée en action, plus on referme tout ça dans sa tête jusqu'à ce que ça devienne une obsession.
Maman et Papa me tournèrent le dos et s'éloignèrent, me laissant seul avec ce cadre que je tenais entre mes mains avec le plus profond respect. Je fondis en larmes et alors me vinrent ces paroles: « Ceci est mon héritage, mon passé qui ne me quittera plus jamais. Grand-Père l'a gardé sur sa commode toutes ces années. Il devait être au supplice quand il se surprenait à les regarder au plus profond de la détresse.»
Une victoire remportée sur la laideur est parfois plus fascinante qu'une authentique beauté.
On ne peut pas donner son coeur à une bête sauvage; plus on essaie, plus elle reprend des forces. Jusqu'à ce qu'elle en ait assez pour se sauver dans les bois, ou pour s'envoler en haut d'un arbre. Puis d'un arbre plus grand, puis dans le ciel. C'est comme ça que vous finirez, M. Bell. Si vous vous risquez à aimer une bête sauvage. Vous finirez en regardant le ciel.
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Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs, tout comme c'est une réaction ordinaire d'oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
L'homme n'est rien, une buée, une ombre absorbée par les ombres.
Il est facile de faire comme si la pluie n'existe pas quand on porte un imperméable.
Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l'autre côté de l'océan, quand il aurait tout amené de l'autre côté, ce ne serait que le début de l'éternité.