Il y a très longtemps à Angoulême, un journaliste m'a demandée si je chantais du blues. Non, de la morna, mais c'est la même souffrance que nous chantons, le racisme… C'est un peu ça.

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Je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.
L'espoir est la dernière chose qui meurt.
Les gens me donnent des surnoms aussi : La diva aux pieds nus, du nom de mon premier disque, le vieux porto… Comme un rhum vieux ! Ma voix qui vieillit devient meilleure et les gens aiment ça.
Ce qui me ravit aujourd'hui, c'est le bonheur d'avoir traversé toutes les souffrances pour mieux vivre ce que je vis maintenant.
J'ai fréquenté les "bas-fonds", chanté dans les bars de l'île et de l'archipel. J'ai eu tant de « maris » que je ne peux en dire le nombre. Mais je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.
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Les gens me donnent des surnoms aussi : La diva aux pieds nus, du nom de mon premier disque, le vieux porto… Comme un rhum vieux ! Ma voix qui vieillit devient meilleure et les gens aiment ça.
Je connais beaucoup d'artistes capverdiens d'un certain âge, mais les plus jeunes, je les connais moins. Mais je les apprécie et je pense qu'ils continuent une voie que j'ai ouverte. Ils ne seront pas Césaria Evora, mais ils sont devant une porte ouverte.
L'espoir est la dernière chose qui meurt.