Il suffit d'être éloigné des choses ou de ne les plus voir, pour rêver librement et heureusement sur elles et pour leur prêter tous les mystères.

À lire aussi de Philippe Huc, dit Tristan Derème

Mes trompettes adolescentes - Ont déchiré l'ombre des sentes.
Allez, et que l'amour vous serve de cornac, - Doux éléphants de mes pensées.
Si j'en crois tes discours, ton industrie a su faire choir les centaines d'éléphants qui barrissaient en aiguisant leurs défenses terribles contre les baobabs de tes rêveries.
Reste dans ta coquille et dédaigne, escargot, - Cet humide parfum de rose et d'abricot; - Ta solitude sera douce si tu l'ornes - De beaux rêves; il pleut; tu mouillerais tes cornes.
Depuis que Patachou, dans mon vieil atlas, a vu la figure étrange de la terre: un globe de feu sous une écorce, il ne pense plus qu'à percer notre malheureuse planète.
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Dans la même œuvre

Il m'a demandé une étoile. Je lui ai dit que, peut-être, avec un filet à papillons, qui aurait un très long manche. Enfin, je lui ai promis que j'attraperais une étoile et que je la poserais sur le coin de son oreiller.
Patachou ouvre de grands yeux. Les enfants, qui pourtant ne semblent songer qu'à des jeux, ne pensent pas, à l'ordinaire, que les grandes personnes puissent jouer.
Tu ne sais donc pas que les enfants ni les grandes personnes ne sont faits pour respirer sous l'onde.
Les petits garçons connaissent les secrets de l'Univers beaucoup mieux que ne peuvent faire les grandes personnes.
Serions-nous les humbles plagiaires des oiseaux? On le croirait parfois, quand on voit les hommes se munir d'ailes. Mais, tandis que l'essence explose dans les terribles moteurs, un oiseau rit de nous et traverse les ondes.