Viennent les ans! J'aspire à cet âge sauveur - Où mon sang coulera plus sage dans mes veines, - Où les plaisirs pour moi n'ayant plus de saveur, - Je vivrai doucement avec mes vieilles peines.
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Il me semble qu'il n'y a, dans le domaine entier de la pensée, rien de si haut ni de si profond, à quoi le poète n'ait mission d'intéresser le coeur.
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Souvent aussi la main qu'on aime, - Effleurant le coeur, le meurtrit ; - Puis le coeur se fend de lui-même, - La fleur de son amour périt.
Toute jeunesse vient des morts: - C'est dans une funèbre pâte - Que, toujours, sans lenteur ni hâte, - Une main pétrit les beaux corps - Tandis qu'une autre main les gâte.
Et le ressouvenir des amours et des haines - Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines.
L'azur de tes grands yeux m'est cher; - C'est un lointain que je regarde - Sans cesse et sans y prendre garde, - Un ciel de mer.